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M. Ionnis Vouldoukis, Conseiller municipal de la ville d’Antony

« En un an, la ville a installé 16 défibrillateurs, accessibles à tous, dont une partie en extérieur. Ce projet d’équipement ambitieux pour la municipalité a été mené en liaison avec le service de Santé et d’Hygiène. Nous avons réalisé un effort tout particulier sur les formations, notamment auprès des élèves de toutes les écoles primaires de la ville. »

Session de formation
Session d'initiation aux gestes qui sauvent

M. Ionnis Vouldoukis, conseiller municipal de la ville d’Antony, délégué à la santé, aux sciences et à l’hygiène.


En quelques mots, comment est né le projet et comment il a été mis en œuvre par l’équipe municipale ?


Depuis de nombreuses années, la ville d’Antony mène des actions de prévention dans les domaines de la santé et de la sécurité sanitaire. Dans le cadre de cette politique, mais aussi en ayant pris connaissance des chiffres concernant les accidents cardio-respiratoires, la volonté d’installer des défibrillateurs s’est imposée d’elle-même.

Dans un premier temps, des réunions ont été organisées à la mairie en présence de monsieur le Maire, de la direction générale des services municipaux et des différentes personnes concernées par le sujet. Elles ont permis de définir les grandes lignes du projet et de décider du nombre et des lieux d’implantation des défibrillateurs. Ensuite, la ville a développé une communication en direction des professionnels de santé en organisant des réunions de concertation et d’information sur le sujet, avant de lancer une campagne d’information et de formation vers le grand public. Nous avons relayé le projet dans le Bulletin Municipal, sur les panneaux électroniques et nous avons édité une brochure intitulée ** Antony fait battre mon cœur** disponible dans tous les lieux municipaux.


Concrètement, comment avez-vous procédé pour déterminer les lieux d’implantation des appareils  ?

Les neuf premiers défibrillateurs ont été installés à partir de novembre 2008 dans des lieux publics de passage et de grands rassemblements : centres sportifs, stade, Hôtel de Ville, centre technique municipal, mais également en extérieur comme sur le marché par exemple. D’autres installations seront prochainement équipées pour un total de seize appareils. Les défibrillateurs, accessibles à tous, sont équipés d’une signalétique très visible -support en drapeau, panneaux avec flèche et image d’un cœur, autocollant….- à l’entrée des établissements concernés. Tous ceux qui sont situés en extérieur ont un boîtier et pour le moment aucune dégradation n’a été signalée.


La formation aux gestes qui sauvent occupe une place importante dans votre projet. Vous avez notamment développé une démarche originale dans les écoles primaires. Quel dispositif avez-vous mis en place ?

Des formations gratuites sont régulièrement proposées aux Antoniens lors de diverses manifestations publiques. Mais il est vrai que nous avons surtout porté nos efforts sur la formation des scolaires. De février à juin 2009, 630 élèves de CM2 des écoles municipales d’Antony ont suivi une formation aux gestes de premiers secours et à l’utilisation d’un défibrillateur, en collaboration avec la Croix-Rouge française. Les élèves ont d’abord été sensibilisés aux accidents domestiques ; puis ils ont été initiés aux gestes qui sauvent avec la technique de la position latérale de sécurité et enfin à la réanimation cardiovasculaire avec l’utilisation d’un défibrillateur. Ces séances d’initiation et de formation ont été menées sous forme de jeux de rôle, pour que les enfants puissent endosser le rôle de la victime ou du secouriste.
En juin, les enfants ont tous reçu leur attestation de formation ainsi que la brochure ** Antony fait battre mon cœur** ; un courrier de félicitations a également été adressé aux parents. A titre personnel, je reste convaincu que sensibiliser et former nos enfants aux gestes de premiers secours est, pour la Ville, une mission essentielle et peut contribuer à en faire des citoyens actifs, solidaires et responsables.

Quel conseil donneriez-vous aux collectivités qui souhaitent s’équiper ?

Les collectivités territoriales représentent l’échelon le plus pertinent pour la mise en place et le développement d’un tel projet. L’équipement en défibrillateurs doit être une priorité de santé publique ; la décision dépend de la volonté politique en matière de prévention de santé, ce qui était le cas à Antony. Une telle démarche peut changer les mentalités grâce à une prise de conscience collective. Elle peut avoir encore plus de poids accompagnée d’une communication de sensibilisation approfondie, développée en direction des citoyens, des scolaires et des professionnels de santé.
 
Illustration : Sessions d’initiation au gestes qui sauvent dans les écoles primaires en partenariat avec la Croix-Rouge française
 

Arret cardiaque : appeler, masser, défibriller. 1 vie = 3 gestes. en 1h30, apprenez à sauvez une vie. Fédération Française de Cardiologie.
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